Dossier 851223 : L'OVNI des Canaries qui défia l'Armée de l'air

Dossier 851223


L'OVNI des Canaries qui défia l'Armée de l'air

 

 

La nuit précédant le réveillon de Noël 1985 ne fut pas une nuit comme les autresdans l'immensité de l'océan Atlantique.  Sur les lignes maritimes régulières figurait le navire Manuel Soto, de la compagnie Trasmediterránea, et il allait faire parler de lui.
L'équipage se composait de 129 personnes, et le garage accueillait 250 véhicules de type Seat 1500. Concernant la capacité passagers, 190 personnes en première classe et 544 personnes en classe économique, soit un total de 734 passagers en cabine. Sur les trajets courts, cela pouvait parfois aller jusqu’à 1 071 passagers. 

Pour leur confort, ce navire était entièrement climatisé, équipé d'un système de stabilisation du roulis, de salons spacieux, d'un restaurant, cafétéria, bars, piscine, un système de télévision en circuit fermé, des ascenseurs..
Ce fut une rencontre en silence,  les étoiles cessèrent d'être de simples points fixes pour devenir les messagères d'un langage que nous ne comprenons pas. Entre le roulis des vagues et la stupeur des marins, s'écrivit la page d'un dossier que l'histoire officielle voulut ranger dans un tiroir.


Il suffit parfois d'un officier de quart et d'une lumière filant plus vite que le vent pour que le mystère s'installe à jamais dans la mémoire d'un archipel.
Aux Canaries, on n'en était d'ailleurs pas à la première expérience de ce genre. Les habitants avaient déjà été échaudés par de tels événements, comme lorsqu'un missile Poseidon fut pris, au milieu des années 1970, pour un engin d'origine extraterrestre.
Le « dossier 851223 » : devint un joyau des archives déclassifiées de l’armée de l’air.


Le navire de passagers assurait la liaison Las Palmas–Arrecife, quand à 3 h 10 du matin, le troisième officier de quart aperçut ce qui semblait être l'étoile Antarès.
Pourtant, cet astre supposé, décida de défier les lois de l'astronomie. Après avoir vérifié, grâce à des relèvements d'alignement, qu'il ne pouvait s'agir d'aucun objet céleste connu, l'équipage observa que la lumière, restée immobilependant quinze minutes, s'élança soudain à toute vitesse en direction du navire :

 «Cela ne ressemblait à aucun avion ni hélicoptère connu ».
Le moment le plus spectaculaire survint à 3 h 27, lorsque l'objet atteignit le zénith (le point le plus haut à la verticale du navire). Selon le récit que le capitaine fut contraint de retranscrire mot pour mot dans le journal de bord, en raison de la gravité des faits, la silhouette était à la fois étrange et parfaitement reconnaissable : une lumière blanche centrale d'une intensité aveuglante, accompagnée d'une lumière rouge et d'une seconde lumière blanche, plus faible.
Parmi les éléments et témoignages essentiels du dossier, un détail ressort : le silence absolu. Malgré la proximité de l'objet et sa vitesse, les témoins, parmi lesquels le deuxième officier radio, le timonier et le veilleur de pont, affirmèrent n'avoir entendu aucun bruit ni aucun vrombissement de moteur.


L'objet parcourut la distance séparant l'horizon de la verticale du navire en à peine deux minutes. Malgré la netteté de l'observation, le Commandement aérien des Canaries (MACAN) informa, plusieurs mois plus tard, qu'aucune unité militaire ni aucun radar de la région n'avait détecté la moindre activité cette nuit-là.


L'affaire du Manuel Soto demeure fascinante, car elle illustre le contraste entre la précision des observations des marins et l'incapacité des services de renseignement militaires à fournir une explication. Le dossier resta classé « confidentiel » jusqu'en 1996, date à laquelle les exigences de transparence conduisirent à sa déclassification.


Cette rencontre demeure la dernière grande observation d'un phénomène inexpliqué officiellement enregistrée dans le ciel des Canaries.
Malgré la précision du récit nautique, l'appareil bureaucratique et les services de renseignement de l'Armée de l'air espagnole conclurent leur enquête sans apporter la moindre réponse. Le rapport final indique que le général commandant le MACAN (Commandement aérien des Canaries) informa le général, deuxième chef de l'état- major, des : « résultats négatifs de l'enquête concernant l'observation d'OVNI à la
date indiquée ».
Après avoir consulté les radars et les patrouilles de surveillance, le haut commandement conclut sans ambiguïté que : « les informations recueillies auprès des différentes unités relevant de ce Commandement aérien ont donné des résultats négatifs ; aucun OVNI n'a été observé par les forces militaires ».
La fin du secret et la déclassification Pendant des années, cette rencontre est restée enfermée dans les archives des services de renseignement comme un secret d'État. 

Ce n'est qu'au cours du processus d'ouverture des années 1990 que les analystes du Commandement
opérationnel aérien estimèrent qu'il n'existait plus de raison de maintenir le secret. Ils indiquèrent officiellement qu'aucun élément ne justifie le maintien du classement en
tant que document classifié. Cette décision permit au dossier 851223 d'être déclassifié, révélant au public
l'étonnant décalage entre ce que les radars militaires n'avaient pas détecté et ce que les marins affirmaient avoir observé.
La force de cette affaire réside dans le fait qu'il ne s'agit pas du témoignage isolé d'un seul homme, mais d'un événement observé collectivement par des professionnels assumant des responsabilités cruciales en haute mer.
Le rapport de l'Armée de l'air souligne que : « tout ce qui précède a également été observé par le deuxième officier radio, le timonier et le veilleur de pont », lesquels confirmèrent, étape après étape, les manœuvres apparemment intelligentes de la lumière décrites par le troisième officier.


La crédibilité de ces témoignages fut telle qu'elle dépassa le cadre de la marine marchande pour atteindre les plus hautes autorités militaires. En effet, le vice-amiral, deuxième chef de l'état-major de la Marine, transmit personnellement à l'état-major de l'Armée de l'air « une photocopie intégrale de la page n° 218 du journal de bord du navire », comme preuve d'un phénomène que personne ne pouvait ignorer.
Les hommes qui, cette nuit-là, levèrent les yeux vers le zénith ont sans doute vieilli. Pourtant, dans leur mémoire continue de briller cette lumière blanche et rouge qui traversait le ciel sans émettre le moindre bruit.
Peut-être que la véritable leçon de ce dernier dossier n'est pas de découvrir ce qu'était cette chose, mais d'accepter qu'il existe des rencontres inexpliquées, où l'Univers choisit de se pencher sur nos vies, simplement pour nous rappeler que, quels que soient les récits consignés dans nos journaux de bord, il restera toujours quelque chose qui s'échappera entre les lignes de ce que nous appelons la réalité.


Le Manuel Soto continue de naviguer dans les mémoires et, quatre décennies plus tard, son sillage demeure celui de l'émerveillement autant que du mystère

 


 

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