Le célèbre cas de Manises..
Manises 1979
Le pilote qui a poursuivi un OVNI et en trouva trois
Dossier secret de l’Armée de l’Air, déclassifié en 1994, le 11 novembre 1979, un avion de la compagnie aérienne TAE transportant 109 passagers effectua un atterrissage d’urgence à l’aéroport de Manises en raison de la présence d’un OVNI sur une trajectoire de collision. Un avion de chasse militaire fut immédiatement envoyé pour intercepter l’objet, le pilote de ce Mirage est, Fernando Cámara.
Le vol JK-297 était un Caravelle de la compagnie TAE reliant Salzbourg à Tenerife avec une escale prévue à Las Palmas.
L’affaire est considérée comme l’événement le plus marquant de l’histoire de l’ufologie espagnole.
Le pilote de l’avion de passagers, Saenz de Tejada, qui venait de décoller de Majorque en direction de Tenerife, remarqua vers 22 heures des lumières rouges s’approchant dangereusement de l’appareil. Inquiet, il signala la situation, mais ni les centres de contrôle aérien de Barcelone ni ceux de Madrid ne détectèrent quoi que ce soit sur leurs radars.
Vers 22h05, alors que l'appareil survolait la Méditerranée entre Ibiza et Valence, le commandant Fernando Cámara et son équipage aperçurent deux lumières rouges très brillantes sur leur gauche. Selon les enregistrements radio et les témoignages, les lumières semblaient se déplacer de manière coordonnée, elles donnaient l'impression de se rapprocher de l'avion, le commandant craignit un risque de collision. Estimant que la sécurité du vol était menacée, il demanda un déroutement vers l'aéroport de Aéroport de Valence-Manises, à ce stade l’équipage pensait à un avion inconnu, volant illégalement sans transpondeur.
Le commandant de bord, fort de 14 ans d'expérience et de plus de 8 000 heures de vol.
Le pilote tenta d’éviter le « trafic » qui le suivait, mais les lumières accéléraient et grossissaient à vue, en approche de son avion, aussi, devant l’impossibilité de les éviter, en panique au son de sa voix, face à la situation dangereuse, il décida d’exiger de la tour de contrôle l’autorisation d’un atterrissage d’urgence.
Position du contact avec la sphère rouge qui va aller depuis la méditerranée en vol se positionner en fixe stationnaire au-dessus de l’aéroport de Valence.
Alors qu’il demandait l’autorisation d’atterrir, il suggéra qu’un avion de chasse militaire soit envoyé afin d’intercepter l’objet, signalons qu’après l'atterrissage, le phénomène ne sembla pas disparaître. Le personnel de l’aéroport en fut également témoin.
Contrôleurs aériens et d'autres témoins signalèrent encore des lumières dans le ciel donc potentiellement, un objet ou avion inconnu pouvant s’écraser sur l’aéroport. Face à ces observations, l'armée de l'air espagnole fit décoller un Dassault Mirage F1 afin d'intercepter l'objet.
À 00 h 40, un chasseur Mirage de l’armée de l’air espagnole décolla de la base aérienne de Los Llanos (Albacete) et, huit minutes plus tard, il survolait Valence. Son pilote, le capitaine Fernando Cámara, aperçut rapidement une grande lumière rouge immobile au-dessus de l’aéroport de Manises :
« J’ai vu la lumière, bien que mon radar n’ait rien détecté. Je volais à environ 1 000 kilomètres par heure et, lorsque je l’ai atteinte, cette lumière, qui était initialement immobile, s’est mise à voler devant moi à la même vitesse. Je savais que cet objet me détectait, car les systèmes d’alerte de mon avion s’étaient activés. Mais je ne pouvais le voir qu’à l’œil nu. »
L’avion de chasse demanda l’autorisation de dépasser la vitesse du son, mais dès qu’il s’en approcha, l’objet adapta sa vitesse à la sienne. Il le poursuivit jusqu’à Saragosse, où il interrompit la poursuit, il était sur la réserve de carburant.
Sur le chemin du retour vers Valence, le pilote reçut pour mission de survoler la région de Sagunto, où d’autres lumières étranges avaient également été signalées :
« Lorsque je suis arrivé, j’ai aperçu un disque blanc. Il était très différent de l’autre lumière, mais les interférences qu’il provoquait sur mon appareil étaient identiques. Je l’ai suivi jusqu’à Minorque, mais comme je ne pouvais pas le rattraper et que je manquais de carburant, j’ai décidé de faire demi-tour. »
Le pilote militaire rapporta avoir observé plusieurs lumières inhabituelles, selon son témoignage, elles semblaient maintenir leur distance ou disparaître en accélérant, lorsqu'il tentait de les approcher, malgré plusieurs tentatives, il ne parvint jamais à identifier un appareil.
Position du contact avec le disque volant par l’avion militaire.
« Deux contrôleurs des aéroports El Saler y Albufera signalent avoir vu à la jumelle des lumières de navigation identiques à celles d’un avion à réaction, en éloignement vers le sud, avec une vitesse un peu supérieure à celle d’un jet et une altitude calculée de 2500 à 3000 pieds. » Soulignons : « En raison du fait que l’intercepteur (parti identifier l’OVNI) se trouvait au nord de Calles, les dites lumières ne pouvaient donc de toute évidence lui appartenir. »
Aucun jet, d’aucune force aérienne ne se trouvait dans ce secteur et il n’est pas précisé s’il existait ou pas des enregistrementsradar de cet incident.
Javier Lerdo de Tejada à gauche, et l’équipage du Super Caravelle.
Nous recevons le témoignage de D. Pablo J. Díaz Moreda, superviseur du contrôle aérien (ATC Supervisor) à l'aéroport international de Madrid-Barajas.
Dans le prestigieux magazine espagnol KARMA-7, numéro de mars 2000, dans la rubrique courrier des lecteurs, il écrivait :
« J'ai écouté le CD que le magazine KARMA-7 distribuait avec son numéro. Je dois dire qu'il m'a donné la chair de poule. À mon avis, la partie la plus intéressante commence à partir de la 11ᵉ minute et 15 secondes de son unique piste audio. En avril 1976, j'ai réussi le concours d'entrée au Corps spécial des contrôleurs de la circulation aérienne (CECCA), ce qui m'a permis d'obtenir une place pour suivre la formation, laquelle a débuté en septembre de la même année. Depuis mai 1978, j'exerce les fonctions de contrôleur aérien (aujourd'hui superviseur) dans la tour de contrôle de l'aéroport de Madrid-Barajas.
Tout contrôleur aérien qui écoute le contenu de ce CD, dans son ensemble : les expressions employées, les références aux positions des lumières, les conversations téléphoniques entre différents centres de contrôle (la plus intéressante, selon moi, étant celle où un contrôleur du centre de contrôle de Barcelone parle avec un collègue de Valence, lequel lui dit qu'ils sont sortis sur la terrasse et qu'ils ont observé deux lumières rouges aux jumelles, alors que le Caravelle se trouvait à 19 milles nautiques de l'aéroport), sait avec certitude que l'équipage de ce vol faisait face à un véritable risque de collision, quelle qu'en ait été la cause.
Lorsque l'équipage déclare, au début de l'enregistrement, qu'il aperçoit deux lumières rouges à sa position de dix heures (soit environ 60° à gauche de l'appareil), sur la route Ibiza–Alicante, près d'Ibiza, il ne peut en aucun cas s'agir des lumières de la raffinerie d'Escombreras, car celles-ci se seraient trouvées, si elles avaient été visibles, à tout au plus une dizaine de degrés à gauche du nez de l'avion.
Je suis convaincu que M. Fernández Peris, avec tout le respect que je lui dois, désinforme clairement le public. Il en va de même pour M. Ballester-Olmos, qui tenta sans succès d'entrer en contact avec moi vers 1990, ainsi que pour cette étrange espèce de Manuel Toharia, ancien présentateur météo, autoproclamé scientifique ou spécialiste de je ne sais quoi. Que puis-je ajouter de plus sur cette affaire ? »
COMMUNIQUÉ OFFICIEL DU QUARTIER GÉNÉRAL DE L'ARMÉE DE L'AIR
Réponse de la Division des opérations, Section de l'espace aérien, afin de répondre à l'interprétation d'Enrique Múgica Herzog :
« Les causes qui ont conduit, dans la nuit du 11 novembre 1979, au déroutement du Caravelle de la compagnie TAE n'étaient dues à aucun avion. La nature de l'objet observé demeure inconnue et il pourrait tout aussi bien s'agir d'une illusion d'optique.
Il est par ailleurs établi qu'aucun contact radar n'a été obtenu avec cet objet, ni depuis le sol ni depuis les aéronefs, ce qui indique l'absence d'un objet solide dans la zone pendant la période étudiée. Il n'y a pas eu trois trafics aériens pendant quatre heures dans le ciel espagnol, mais seulement l'observation de lumières d'identification incertaine, sans qu'il soit jamais démontré qu'elles correspondaient à des objets matériels. Il est en revanche garanti qu'il ne s'agissait d'aucun type d'avion ; il est donc inexact de parler de trafics.
Aucun appareil n'a contraint au décollage d'un Mirage F-1 depuis Albacete.
C'est la communication téléphonique provenant de Valence, signalant l'observation de lumières dans la région, qui a conduit le chef de service du MACOM à ordonner le décollage du Mirage F-1 afin de vérifier si ces lumières correspondaient à un avion ou à un objet volant, lequel, par ailleurs, n'avait été détecté par aucun radar au sol. »
Le texte nous conduit à nous poser la question suivante :
« Pourquoi le ministère de la Défense a-t-il ouvert un dossier secret sur cette affaire et classifié ces informations pendant vingt-cinq ans ? Si l'incident n'avait aucune importance et ne représentait aucun risque ou danger, pourquoi tant de secret et une telle classification ? » Les questions demeurent nombreuses... beaucoup trop nombreuses.
Remarque : la dernière question est une opinion sur le texte, et non une conclusion établie par les documents officiels. Les autorités militaires citées indiquent au contraire qu'aucun objet solide n'a pu être confirmé par les radars et qu'aucun avion inconnu n'a été identifié.
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